Volume de 337 feuillets de papier (I. Guyot–Bachy relève différents filigranes : Briquet, n°391, 726, 1680, 6909, 9173 et 9176, mais on pourrait y ajouter les n°383, 378 et 1741 Paris 1447-1453, Namur 1454-1461, Anvers 1454-1457), inscrits à longues lignes sur 40-45 lignes tracées à la mine de plomb et suivant les vergeures. L'écriture change un grand nombre de fois.
CONTENU
Il s'agit de la chronique universelle rédigée par le chanoine Jean de Saint-Victor au XIVe siècle. Elle retraçant l’histoire du monde depuis la Création jusqu’aux temps contemporains de l’auteur, en mêlant récit biblique, événements historiques et interprétation morale. L’œuvre illustre l’ambition médiévale de synthétiser le savoir historique et sacré dans une perspective pédagogique et spirituelle.
Les sources anciennes compilées par l'auteur sont Bède le vénérable, Hugues de Fleury, Hugues de Saint-Victor, Geoffroy de Monmouth et à travers Vincent de Beauvais, Isidore de Séville et Guillaume de Malmesbury. Pour la période contemporaine, outre ses observations personnelles, Jean utilise Guillaume de Nangis (jusqu'à Louis IX), Geoffroi de Paris et Bernard Gui.
Elle est précédée d'une table composée a postériori par le clerc arrageois Jacques de Camphin
DECOR
La table s'ouvre sur une initiale évidée rouge, le texte lui même par une initiale évidée et filigranée. Le reste du décor est constitué par la rubrication : initiales de couleurs, pieds-de-mouche, initiales rehaussées et soulignements.
RELIURE
Refaite au XIXe : demie basane blonde et papier raciné, dos à 4 nerfs, filets à froid sur les nerfs et en pieds de nerfs.
PROVENANCE
Le feuillet blanc qui sépare la table du texte comprend une série d'inscriptions :
« παντων μετρον αρισον / Omnia mensura optima / Plus seroit trop. Hanocque / Trop me vault. Mediocritas optima / Ne quid nimis. est modus in rebus, sunt certi denique fines (Hor . sat . 1,1,106) / Cela sans plus. Et puis hola / De peu assez ». Jean Hanocque a été religieux de Clairmarais au milieu du XVIe siècle et ami de l'abbé Louis Hertaud (1525-1544). Il apparait également dans le manuscrit Saint-Omer 704
« Ludovicus Talesius, alias du Taillis 1552 ». Louis du Taillis était moine de l'abbaye de Clairmarais dès 1528-1529, avant d'en devenir prieur de 1577 à 1582. Voir Saint-Omer 33 , 41 , 86 , 300 et 709
BIBLIOGRAPHIE
_Piers Hector, Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Saint-Omer, Lille, 1840. p. 30.
_Gautier Dalché Patrick, « La Descriptio mappe munde de Hugues de Saint-Victor : retractatio et additamenta », dans L’Abbaye parisienne de Saint-Victor au Moyen Âge. Communications prèsentèes au xiiie Colloque d’Humanisme médiéval de Paris (1986-1988), Turnhout, Brepols, 1991, p. 143‑179. p. 168.
_Guyot-Bachy Isabelle, Le Memoriale historiarum de Jean de Saint-Victor : un historien et sa communauté au début du XIVe siècle, Turnhout, Brepols, 2000, p. 33-34.
_Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT-CNRS), <a href="http://saint-bertin.irht.cnrs.fr/site/php/notice.php?id=Saint-Omer 709 &catalogue=autres" target="_blank">«Notice de Saint-Omer, Bibliothèque d'agglomération du Pays de Saint-Omer, 709 »</a>, dans Stutzmann Dominique (dir.), Saint-Bertin : centre culturel du VIIe au XVIIIe siècle, 2016. ; 15e siècle ; 1450 ; 1470 ; Titre latin : Tabula memorialis hystoriarum ; Titre latin : Memoriale omnium historiarum a principio mundi usque ad tempora sequentia
Jacques de Camphin (13..-14..), clerc arrageois ; Jean de Saint-Victor (14..-v. 1351). "Mémorial de toutes les histoires, depuis le commencement du monde jusqu’aux temps suivants," L'Armarium, consulté le 19 août 2026, https://oai.spontaneit.fr/notice/304512.