Lectionnaire de la messe dominical et sanctoral à l'usage du chapitre de Notre-Dame de Saint-Omer
Volume de 100 feuillets de parchemin, inscrits sur deux colonnes de 27 lignes tracées à l'encre. L'écruture est une textualis régulière d'une seule main.
CONTENU
Il s'agit d'un lectionnaire, un ouvrage rassemblant dans l’ordre liturgique les péricopes à la fois les épîtres (le plus souvent tirée des Épîtres canoniques, mais aussi des Actes des apôtres, de l’Apocalypse ou de l’Ancien Testament) et les évangiles de la messe.
Il est ici divisé en deux parties :
_f. 1-69 : un lectionnaire sanctoral, pour la célébration des saints, intentions et circonstances diverses, messes votives. Cette section présente, les lectures bibliques pour les fêtes des saints et saintes de l’Église catholique ainsi que diverses fêtes et solennités comme, par exemple, la Transfiguration et l’Assomption. On y trouve notamment plusieurs saints locaux : Erkembode, Omer. Elle comporte ensuite une série de lectures communes, c’est-à-dire pouvant être utilisées en diverses occasions: célébrations pour la dédicace d’une église, pour la Vierge Marie, pour les martyrs de l’Église, etc.
_f. 70-100 : un lectionnaire dominical, contenant les lectures des dimanche de l’année et en quelques autres occasions, telles Noël et le triduum pascal.
DÉCOR
Ce volumes est décoré de deux niveaux de lettres ornées :
Le début de chaque fête majeur est indiqué par une grande initiale émenchées et filigranée, dont les antennes se prolongent en bandes d'I dans la marge latérale.
Les divisions secondaires du texte sont marquées par des initiales filigranes de plus petit module et sans bandes d'I.
RELIURE
XVIe siècle : ais de bois biseautés, parchemin bruni, décor de doubles filets à froid dessinant un encadrement découpé en losanges, lanières de peau mégie et pitons de laiton, traces de boulons, dos à 5 nerfs, traces de fouettage.
PROVENANCE
Mention « Ex bibliotheca ecclesiae sancti Audomari » sur le premier feuillet.
en outre, les gardes comprennent un grand nombre d'essaies de plumes et de noms, mais aucun qui ne soit identifiable à un chanoine audomarois. en revanche ils appartiennent tous à de grandes familles locales : Pierre Taffin, Jean Maes, Florent Darout, Duchoquel, Bertrand des Espillet, etc. Il s'agit selon toute vraisemblance, de noms d'enfants de chœur appartenant aux familles importantes de la ville.
BIBLIOGRAPHIE
_Bled Oscar, « L’école bertinienne. I. Abbés et religieux de Saint-Bertin, chroniqueurs, copistes, et enlumineurs, II. Tassar, chroniqueur de Saint-Bertin », dans Bulletin trimestriel de la Société académique des Antiquaires de Morinie, vol. 14, 1929 1922, p. 99‑115.
_Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT-CNRS), <a href="http://saint-bertin.irht.cnrs.fr/site/php/notice.php?id=Saint-Omer 699 &catalogue=autres" target="_blank">«Notice de Saint-Omer, Bibliothèque d'agglomération du Pays de Saint-Omer, 699 »</a>, dans Stutzmann Dominique (dir.), Saint-Bertin : centre culturel du VIIe au XVIIIe siècle, 2016. ; 13e siècle ; 1251 ; 1264 ; 1275 ; 1300