Volume de A-D, 161, F-Q, feuillets de papier, inscrits à longues lignes sur 37 lignes suivant les vergeures. L'écriture est une cursive moderne, où l'on reconnait la main du prieur de Saint-Bertin Adrien Le Borgne qui a laissé un colophon : « Ad magistrum Joannem de Dandis, phisicum, de Abstinentia. Finis impositus die S. Thomæ 1697. ». Ce manuscrit fait suite au <a href="https://bibliotheque-numerique.bibliotheque-agglo-stomer.fr/idurl/1/22000" target="_blank">ms. 675</a>.
CONTENU
S'inspirant du recueil des Epistulae ad familiares de Cicéron, Pétrarque a l'idée de regrouper de la même façon ses propres lettres cataloguées en quatre recueils selon l'ordre et le choix retenu par l'auteur. Les lettres sont destinées à divers personnages : à son frère moine, aux amis souvent apostrophés avec des pseudonymes classiques, aux princes, au doges de Venise, à l'Empereur, aux divers rois et cardinaux, ainsi qu'à certains grands hommes de l'antiquité comme Cicéron, Virgile entre autres.
La correspondance latine de Pétrarque (1303-1374) et notamment les vingt-quatre livres des Lettres familières écrites 1325 et 1366, réunissent un grandiose corpus auquel l’écrivain travailla jusqu’aux derniers mois de sa vie.
Ces lettres se partagent entre les deux registres, public et privé. Au premier appartiennent notamment les lettres où l'auteur dénonce la corruption galopante de l’Église ; ou celles adressées à l’empereur, à l’impératrice, aux dignitaires laïques et ecclésiastiques, où le poète avec force et autorité, exerçant la mission du nouvel intellectuel, rappelle inlassablement à César à ses devoirs. La plus connue est la XXII-2 qui expose le code du prince parfait selon les principes médiévaux, contestés par la suite par Machiavel.
Ce second volume contient 126 épitres, enrichies d'un index.
DÉCOR
Ce volume n'a reçu aucun décor particulier.
RELIURE
XVIIe siècle, veau brun, encadrement de triples filets à froid sur les plats, tranches rouges, dos à 4 nerfs, triples filets à froid en tête, en queue et en pieds de nerfs.
PROVENANCE
Outre l'ancienne cote de Saint-Bertin, on reconnait ici la main d'Adrien le Borgne, originaire de Saint-Omer, fils de Jean Le Borgne qui fut conseiller de l'abbaye de Saint-Bertin, et Marie Œillet. Adrien entre à l'abbaye en 1653, âgé de 21 ans. Il y occupera la charge de préfet de l’infirmerie, puis de 3e prieur et de supérieur. Il décède le 14 septembre 1702, âgé de 70 ans, dans la maison des aînés de l'abbaye. Il a laissé son nom dans une huitaine de volumes de Saint-Bertin (mss. 353, 413, 419, 688, 685, 690, 691). Il a en outre inscrit son nom au contreplat supérieur de chaque volume.
BIBLIOGRAPHIE
Institut de recherche et d'histoire des textes (IRHT-CNRS), <a href="http://saint-bertin.irht.cnrs.fr/site/php/notice.php?id=Saint-Omer681&catalogue=st-omer" target="_blank">«Notice de Saint-Omer, Bibliothèque d'agglomération du Pays de Saint-Omer, 681»</a>, dans Stutzmann Dominique (dir.), Saint-Bertin : centre culturel du VIIe au XVIIIe siècle, 2016. ; 1697 ; 17e siècle ; Titre latin : Epistulae ad familiares ; Cote ancienne : 392 (Saint-Bertin)
Francesco Pétrarque (1304-1374). "Épîtres familières, seconde partie," L'Armarium, consulté le 19 août 2026, https://oai.spontaneit.fr/notice/303482.